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Menace brune

Manifs d’extrême droite dans Paris : des fachos en rue libre ?

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Après le défilé samedi de 500 militants néofascistes en plein cœur de Paris, le gouvernement, sous pression, a annoncé l’interdiction a priori des manifestations «d’extrême droite ou d’ultradroite», renvoyant à la justice la responsabilité de les autoriser.

Le 6 mai à Paris, des drapeaux ornés de croix celtiques et des visages encagoulés lors du défilé organisé par le groupuscule d'extrême droite «Comité du 9 mai», en hommage à Sébastien Deyzieu, un militant mort en 1994 après une course-poursuite avec la police. (Xose Bouzas/Hans lucas)
Publié le 09/05/2023 à 20h50

Bientôt trente ans qu’ils défilaient dans Paris mais, cette fois, ça ne passe pas. Trois jours après la manifestation d’extrême droite qui a réuni, samedi 6 mai, plus de 500 militants néofascistes au cœur de la capitale, la Première ministre et son ministre de l’Intérieur ont réagi – sous la pression. Interrogé sur le sujet à l’Assemblée par la députée écologiste Francesca Pasquini, Gérald Darmanin a annoncé avoir donné de nouvelles instructions aux préfets : «Tout militant d’ultradroite ou d’extrême droite ou toute association ou collectif, à Paris comme partout sur le territoire national, qui déposera des manifestations dans le sens que vous avez décrit, [verra] les préfets [prendre] des arrêtés d’interdiction et nous laisserons les tribunaux juger de savoir si la jurisprudence permettra de tenir ces manifestations», a asséné le patron de la Place Beauvau.

Menaces de viol

«Je trouve assez choquantes les images qu’on a pu voir», avait lâché le matin même Elisabeth Borne, lors d’une conférence de presse à Matignon. Tout en justifiant la décision de la préfecture de police, qui n’avait pas interdit le défilé commémorant, comme chaque année ou presque, le décès en 1994 d’un jeune militant du mouvement pétainiste l’Œuvre française, après une course-poursuit

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