Samedi 21 février, alors qu’une marche en hommage au militant identitaire réunissait 3 200 personnes dans les rues lyonnaises, Libération avait observé plusieurs saluts nazis. Des insultes racistes ou homophobes avaient également été relatées par des reporters présents sur place. Ce lundi, le parquet de Lyon annonce avoir ouvert deux enquêtes concernant ces faits. La première a été ouverte pour «apologie de crime contre l’humanité», l’autre pour «injures racistes et homophobes», selon des informations de BFMTV et de France Info.
Contacté par Libération, le parquet confirme l’ouverture «des enquêtes du chef de provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion».
Saluts nazis parmi les premiers rangs de la manifestation d'extrême droite de ce samedi à Lyon.
— Pierre Plottu (@pierre_plottu) February 21, 2026
Tellement grillé que le service d’ordre intervient pour calmer l'intéressé!
(Images sur place par @ClementLanot) pic.twitter.com/WC38xjmnsT
Alors que la préfecture du Rhône avait annoncé dès samedi saisir la justice pour des «gestes et propos répréhensibles» détectés lors de cet hommage et relayés sur les réseaux sociaux, le procureur indique ne pas avoir encore reçu de signalement. «C’est une enquête de [leur propre] initiative», souligne-t-il auprès de France Info.
«S’il y a eu des saluts nazis, je les condamnerai évidemment»
Les faits signalés par la préfète de Lyon concernent des propos racistes, tels qu’«à bas les bougnoules» ou encore «sale race», ainsi que deux saluts nazis identifiés, selon BFMTV, citant des sources proches du dossier.
«S’il y a eu des saluts nazis, je les condamnerai évidemment. Ces personnes n’ont pas eu une attitude digne», avait de son côté réagi samedi sur BFMTV l’organisatrice de la marche, Aliette Espieux, elle-même mariée à un néonazi.
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En parallèle de ces injures proférées lors de la marche, des symboles suprémacistes et néonazis ont été découverts dimanche sur la façade d’une école située au Ve arrondissement de la ville, rapporte le quotidien Le Progrès. Sans, à ce stade, de lien établi entre ces tags néonazis et suprémacistes et la présence de groupuscules d’extrême droite dans les rues de la ville la veille.




