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Marine Le Pen = Mylène Farmer : le gros storytelling du RN sur l’électorat gay

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La cheffe d’extrême droite «discriminée», vraiment ?

Marine Le Pen à Bordeaux, le 14 septembre. (Denis Allard/Libération)
Publié le 04/12/2025 à 11h24

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Le RN prétend qu’il a changé et qu’il ne ressemble plus au parti présidé par Jean-Marie Le Pen menaçant de «faire courir» un «rouquin» en le traitant de «pédé». Le mouvement n’a pourtant pas rompu avec sa violence intrinsèque mais il a su séduire une partie de l’électorat gay, comme le rapporte un papier de Elle cette semaine. Un parlementaire RN s’amuse même à compter les gays parmi ses collègues marinistes. Tout cela est renforcé à coup de gros storytelling qui tache.

«Les homosexuels ont un rapport plus incisif à la liberté parce qu’ils ont dû faire acte de violence symbolique pour la conquérir», commente Sébastien Chenu. Et Marine Le Pen est un symbole de liberté, elle est la femme qui a dit «merde» à son père. Une habile manière de refaire l’histoire. La présidente du parti d’extrême droite avait fini par sévir en 2015 après que son père avait promis de faire une «fournée» de Patrick Bruel et en avait rajouté une énorme couche dans l’hebdo d’extrême droite et antisémite Rivarol. En début d’année 2025,

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