Chez Marine Le Pen, les entrées en campagne se suivent et se ressemblent. Septembre 2016, à Fréjus (Var) : flattée par des sondages prometteurs, la candidate se paie un discours de second tour où elle cherche à prendre de la hauteur en partageant sa vision du monde plutôt que le détail de son programme. De l’organisation de sa campagne, elle ne dévoile presque rien, hormis un slogan («Au nom du peuple»), le nom de son directeur de campagne (le maire FN de la ville, David Rachline) et quelques personnalités extérieures de second plan, exhibées comme preuves de l’ouverture du parti (l’ex-UMP Jérôme Rivière, remercié par un poste d’eurodéputé en 2019 ou encore l’économiste Jacques Sapir, perdu de vue depuis). Pour l’ambiance : des cadres frontistes qui doutent en privé des chances de la patronne mais affichent en façade un optimisme forcené façon village Potemkine.
Septembre 2021, toujours à Fréjus : voir le paragraphe précédent en veillant à ne modifier que le contenu des parenthèses. Ainsi




