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Le billet de Thomas Legrand

Menace russe : l’alarmante cécité d’une grande partie de la classe politique

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Les faits sont sous nos yeux, la menace grandissante, les avertissements impossibles à ignorer. Pourquoi alors la plupart de nos représentants semblent-ils n’y voir qu’un sujet de seconde zone ?

Raphaël Glucksmann à Marseille, le 19 juin 2024. Parmi les prétendants à la présidentielle, le fondateur de Place publique semble être le seul obsédé par le sujet. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Publié le 12/12/2025 à 14h59

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Les chars russes vont-ils traverser la frontière de l’Otan ? Les drones russes vont-ils harceler nos infrastructures européennes ? Les hackeurs russes ou prorusses vont-ils désorganiser nos hôpitaux, nos services publics ? Les sous-marins russes vont-ils couper nos câbles de télécommunications ? Les satellites russes vont-ils brouiller nos cartes ? Des hypothèses déjà avérées aux spéculations les plus anxiogènes, il y aurait de quoi débattre, occuper nos pages et nos antennes et surtout préoccuper nos responsables politiques. Mais non, cette sourde menace qui participe, avec celle du dérèglement climatique, à plomber l’ambiance générale, à embrumer nos perspectives et à angoisser sourdement notre jeunesse, ne semble être prise à bras-le-corps par les acteurs du débat national.

Le péril russe est-il un fantasme instrumentalisé par le bloc central et ses

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