«Cette cérémonie est intolérable, c’est faire la publicité de Pétain le collabo.» Au téléphone, Damien Gosselin, 42 ans, dont le grand-père a été contraint au service du travail obligatoire (STO) imposé à Vichy par l’Allemagne nazie, ne décolère pas. Comme beaucoup, il a été choqué par l’annonce, puis la tenue, samedi 15 novembre à Verdun, d’une messe en hommage à Philippe Pétain, certes l’un des artisans de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale, mais aussi funeste protagoniste de la Seconde, où il a collaboré avec l’occupant en tant que chef de l’Etat français. Une politique qui lui a valu après la Libération, de finir ses jours en détention et d’être déchu de ses distinctions militaires.
La cérémonie avait été autorisée in extremis par la justice, après que l’arrêté d’interdiction émis par le maire de Verdun a été retoqué en référé. Cette décision de forme n’éteint pas, cependant, l’examen sur le fond du dossier. Une étape importante qui pourrait faire jurisprudence.
Retour sur les faits. La semaine dernière, en pleines cérémonies du 11 Novembre, la France découvre avec stupeur dans la presse qu’un quarteron de pétainistes continue à essayer de réhabiliter la mémoire de l’homme de Vichy, au prétexte qu’il faudrait séparer le héros de Verdun du traître de Montoire – et en




