Un grand acte et un grand ménage. A peine nommé à Matignon, Sébastien Lecornu, l’ex-élu local, qui fut maire de Vernon et président de conseil départemental de l’Eure, passé par le ministère des collectivités territoriales, s’est choisi un cheval de bataille : le «millefeuille administratif», source «d’une dilution des responsabilités» et de «surcoûts». «Trop d’acteurs interviennent sur les mêmes sujets, alors qu’il n’y a qu’un seul contribuable qui finance le tout», pointait-il, mi-septembre, dans la presse régionale. Ce serait donc cela le millefeuille ? Des couches et surcouches d’acteurs, aux compétences qui s’empilent et doublonnent, pour coûter «un pognon de dingue». Ou, soufflent certains, une tarte à la crème, que l’on sert en période de restrictions budgétaires.
Qu’il soit dit «territorial» ou «administratif», le millefeuille, beaucoup en parlent, mais personne ne met la même chose dedans. Et certains se méfient d’un mot un peu trop à la mode : «L’idée sous-jacente derrière le millefeuille, c’est de supprimer les communes et les départements», craignait au début de l’automne un élu local. En septembre, le Medef ne mettait-il pas sur la table, parmi ses




