«Insurrection dans les cités ? Laissez-nous gérer !» clame un canal Telegram d’extrême droite très suivi et fort de plus de 12 000 abonnés. Sur fond de photo de la manifestation du Comité du 9-Mai, quand les néofascistes parisiens ont défilé toutes croix celtiques dehors à Paris, l’administrateur plastronne : «Le système abandonne nos territoires ? Avec 10 000 hommes, on assure la reconquête en une nuit. Qui nous suivra ?» Plus tôt dans la journée, dans un autre fil Telegram, un internaute appelait à se rendre à la marche blanche en hommage à Nahel, ce jeune homme tué mardi 27 juin par un policier à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour en découdre. Il n’en sera finalement rien mais, un peu partout, les uns et les autres cherchent à se regrouper et rêvent de passer à l’action violente. Alors que l’extrême droite parlementaire et la droite réclament la mise en place de l’état d’urgence après une troisième nuit d’émeutes, l’extrême droite radica
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Mort de Nahel : l’extrême droite se fantasme en milices
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Après trois nuits de violences consécutives à la mort du jeune Nahel, les franges radicales de l’extrême droite rêvent du déclenchement d’une «guerre civile raciale» et appellent à s’armer pour conquérir le pouvoir.
Rassemblement de militants de la droite radicale à Annecy sur le thème «Stop à cette folie migratoire», quelques heures après l'attaque au couteau, le 8 juin. (Sophie Rodriguez/Libération)
Publié le 30/06/2023 à 17h09
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