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Réaction

Mort de Quentin D. à Lyon : Jean-Luc Mélenchon exprime sa «sidération», son «empathie» et sa «compassion»

Au lendemain du décès du jeune militant d’extrême droite, le leader de La France insoumise s’est offusqué lors d’un meeting à Montpellier des discours reliant son parti au drame et a martelé son attachement à la non-violence.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting à Paris le 30 janvier 2026. (Amaury Cornu /Hans Lucas.AFP)
Publié aujourd'hui à 19h20

Depuis la mort samedi de Quentin D., agressé deux jours plus tôt en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, une partie de la classe politique accuse La France insoumise (LFI) d’être à l’origine, au moins indirectement, du drame. A commencer par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui s’est empressé de pointer du doigt «les discours politiques, notamment ceux de la France insoumise» qui mènent à «une violence extrême». Ce dimanche 15 février, Jean-Luc Mélenchon a répondu à ces accusations lors d’un meeting à Montpellier.

«Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches, a déclaré au pupitre le triple candidat à la présidentielle. Nous ne sommes pas devenus si fous pour considérer que ceux qui souffrent, du moment qu’ils n’ont pas nos idées, ne nous intéressent pas. Nous savons ce qu’est la douleur d’un parent qui perd un enfant et nous y compatissons, quelque que soit l’opinion de ce parent et de cet enfant. Car celui qui est perdu, j’aurais bien aimé le convaincre du contraire de ce à quoi il croyait. […] La mort n’a rien à faire dans nos pratiques et dans nos rangs.»

Des récits qui n’ont «aucun rapport avec la réalité»

Le fondateur de LFI s’en est également pris aux journalistes (à l’AFP notamment), aux politiques (Bruno Retailleau, Sarah Knafo, Jordan Bardella…) et à «tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi» et qui n’ont «aucun rapport avec la réalité». Jean-Luc Mélenchon évoque notamment les images de la rixe qui «se déroule en plein jour» alors que «Rima (Hassan) est arrivée à 18 h 20», une fois la nuit tombée donc. Et d’ajouter que cette très violente altercation s’est déroulée à deux kilomètres de la conférence de l’eurodéputée.

«Elle n’a rien à voir avec ce qu’il s’est passé. Le service d’ordre insoumis, qui sont des militants, s’est déployé d’abord à la gare pour aller la chercher, et ensuite pour la ramener. Pendant toute la période où ils étaient là, ils ne s’est strictement rien passé, insiste-t-il encore. Tout a été truqué, arrangé, pour faire croire à une sorte d’expédition du service d’ordre insoumis pour traquer un pauvre malheureux.»

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