Rendez-vous est pris dans un bistrot populaire connu pour ses happy hours et ses karaokés. Mardi 20 janvier, au Bla bla bar, à deux pas du chantier d’une résidence d’accueil des réfugiés et d’une librairie indépendante, la majorité sortante de Rezé (Loire-Atlantique) présentait sa liste pour les élections municipales des 15 et 22 mars. Depuis 2020, cette commune de 43 000 habitants voisine de Nantes, au long passé ouvrier et aujourd’hui partiellement gentrifiée, est gérée par une équipe «citoyenne» : c’est, derrière Poitiers, la seconde plus grosse ville de France dans ce cas.
Dans ce bastion de la gauche depuis 1959, le PS a longtemps régné en maître. Jusqu’aux municipales de 2020 lorsque, lassés de cette mainmise, quelques dissidents montent la liste Rezé citoyenne. Ils sont rejoints par des habitants, souvent issus du monde associatif. C’est le cas de Nathalie Fond, professeur des écoles et actuelle élue aux finances : «Deux tiers des personnes n’avaient j




