Il y a six ans, elle était «l’inconnue» des municipales à Strasbourg. En juin 2020, Jeanne Barseghian devenait pourtant la première maire écolo de la capitale alsacienne avec 41,7 % des voix, largement devant le macroniste Alain Fontanel (35 %) et l’ex-maire socialiste Catherine Trautmann (23,3 %) et promettait un premier mandat placé sous le signe de «la transition écologique et sociale».
Analyse
A deux mois et demi du premier tour, la maire sortante fait campagne avec le vent de face. Sur TikTok, les vidéos qui s’agacent des travaux de réaménagements successifs de la ville se multiplient, avec cette question : Jeanne Barseghian serait-elle la maire la plus impopulaire que Strasbourg ait connue ? Ses opposants jouent en tout cas sur ce registre. «C’est un rejet qui s’explique par un sentiment de mépris, de désintérêt et d’absence d’écoute vis-à-vis des citoyens. Toute la promesse de démocratie participative a été battue en brèche par la pratique», analyse la socialiste Catherine Trautmann, première femme à diriger Strasbourg (entre 1989 et 1997 puis entre 2000 et 2001) et qui rêve de reprendre la mairie en mars. «Dogmatisme» : ses adversaires se sont passé le mot pour critiquer la verte en place. «L’échec du tram nord en est l’exemple symptomatique. Par




