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Municipales 2026 : en Martinique, un paysage politique éclaté à la veille des élections

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Pour la première fois de son histoire, le Parti progressiste martiniquais, qui dirige Fort-de-France depuis 1958, paraît menacé. Le signe d’une recomposition politique qui dépasse la seule capitale de l’île.

Devant la mairie de Fort-de-France (Martinique), le 15 juin 2022. (Stephane de Sakutin/AFP)
ParLudovic Clerima
correspondant en Guadeloupe
Publié le 18/01/2026 à 7h19

Elle est encore discrète, la campagne municipale dans la capitale administrative de la Martinique. Les Foyalais attendent avec plus d’impatience les parades du carnaval que les rendez-vous des 15 et 22 mars pour élire le nouveau maire de Fort-de-France. Pas d’affiches sur les murs, peu de rassemblements. Pourtant, le scrutin promet d’être relevé : Didier Laguerre, membre du Parti progressiste martiniquais (PPM), une formation politique créée par Aimé Césaire, brigue un second mandat. Mais il est opposé à Steeve Moreau, son ancien adjoint en charge de la sécurité et désormais tête de liste du Parti pour le peuple (PLP), un nouveau parti créé par le Rassemblement pour la protection des peuples et ressources afro-caribéens (RPPRAC). Le mouvement s’est fait connaître en fin d’année 2024 pour son combat contre la vie chère dans les outre-mer.

Le maire en place va également faire face à une curieuse association. Celle de la députée Béatrice Bellay, membre de la fédération socialiste de Martinique, et de Francis Carole, président du Parti pour la libération de la Martinique, un m

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