«Avoir la parole plus libre» et aborder des «sujets hautement confidentiels» sur la sécurité du Louvre. Voici comment l’entourage de Rachida Dati a justifié sa demande d’une audition à huis clos, ce lundi 23 février à l’Assemblée nationale. Quatre mois après le casse du musée parisien, la ministre de la Culture était entendue dans le cadre d’une commission d’enquête sur «la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées». Accepté par le président de ladite commission, Alexandre Portier (Les Républicains), le desideratum de la ministre a fait tousser quelques députés. «Hallucinant», râle l’un d’eux, pour qui Dati ne veut pas être «mise en difficulté publiquement dans le cadre de [sa] campagne». «Qu’en démocratie, une ministre de la Culture demande à être auditionnée à huis clos, c’est lunaire, s’étouffe un autre membre de la commission. Ça montre la limite de l’exercice d’être ministre et candidate en même temps…»
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Alors que Sébastien Lecornu promettait un «ajustement» de son gouvernement «avant la période de réserve» du scrutin de mars, la ministre et candidate n’est pas pressée de quitter son poste. Quitte à crisper l’exécutif et ses adversaires.
La ministre de la Culture, Rachida Dati, à Paris, le 20 février 2026. (Bertrand Guay/AFP)
Publié aujourd'hui à 20h22
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