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Extrême droite en campagne

Municipales 2026 : entre la Picardie et la Normandie, le RN infuse dans les listes électorales

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Dans les circonscriptions les plus rurales, la formation de droite extrême compte sur les listes de maires «sans étiquette» ou «divers droite» pour placer des conseillers municipaux favorables à ses idées et qui leur serviront lors des prochaines sénatoriales.

Robin Devogelaere-Pozzo (au centre), candidat à la mairie d'Eu pour le parti Les Centristes, lors des commémorations pour la journée nationale d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, à Eu (Seine-Maritime), le 5 décembre 2025. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
ParAlain Auffray
photo Stéphane Lagoutte
Publié le 01/01/2026 à 7h03

Elu en 2024, le député Rassemblement national (RN) Robert Le Bourgeois parle de sa circonscription, la dixième de Seine-Maritime, comme d’une «terre de conquête». Pas de doute, pour lui, les prochaines municipales (15 et 22 mars) marqueront, dans ce coin de Normandie qui s’étend du littoral de Saint-Valery-en-Caux à Yvetot, le début d’un enracinement de son parti dans ce département, traditionnellement modéré avec de fréquentes alternances gauche-droite. Mais, prévient-il, cette progression ne se mesurera pas aux villes conquises par des militants dûment encartés. Elles seront même rares. Le RN, comme dans plusieurs communes de France, compte bien plus sur une tranquille imprégnation des élus de la ruralité à leurs idées.

Entre pays de Caux et pays de Bray, la circonscription de Le Bourgeois compte plus de 200 communes, essentiellement des petits bourgs et des villages de moins de 1 000 habitants qui placent désormais le RN en tête à tous les scrutins nationaux. A quelques exceptions près, les maires sortants – ou leurs dauphins pour ceux qui pass

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