Ce lundi 26 janvier, c’est l’effervescence au siège du Parti communiste du Havre : militantes et militants y entrent comme dans un troquet, serrent des mains et taillent le bout de gras au milieu des piles de tracts destinés à inonder les boîtes aux lettres. Dans le grand vestibule où une table familiale accueille cafés, interviews et grands débats, Jean-Paul Lecoq, candidat à la mairie, termine sa discussion avec un réfugié iranien avant de se prêter au jeu des photos. Son agenda est plein comme un œuf.
Cela fait un peu plus de dix jours que la campagne du «Front populaire havrais», rassemblant sept partis de gauche hors LFI, est lancée. La gauche n’est plus aux affaires depuis 1995 dans le grand port de Seine-Maritime, mais l’équipe du candidat partage avec ferveur sa conviction que les urnes pourraient virer au rouge. Et contrarier le plan du maire sortant, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle, qui a concédé en décembre que, faute de conserver son siège au Havre, «[il] ne serait pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français». De quoi stimuler Jean-Paul Lecoq, 67 ans, l’œil vif et le sourire facile. Le député communiste de Seine-Maritime avait déjà te




