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Municipales 2026 : pour les proches des édiles, «la mairie est un membre à part entière de la famille mais c’est une fierté aussi»

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Chronophage, le mandat de maire est un sacerdoce partagé par l’entourage, surtout dans les petites communes. Des conjoints et des enfants d’élus témoignent.

Isabelle Dugelet, maire de La Gresle (Loire), en 2024. (La Gresle)
Publié le 18/11/2025 à 5h36

Pour illustrer ce qu’être maire et mère veut dire, Isabelle Dugelet, élue locale depuis trente ans, dont deux mandats à la tête de la petite commune de La Gresle (Loire), a une anecdote : «Un dimanche, toute la famille était réunie à la maison. J’ai été appelée. Un habitant était décédé à son domicile, il fallait tout gérer. J’ai dû partir.» Alors elle prévient : «Le choix d’être élue doit être partagé par le conjoint. Il faut savoir à quoi s’attendre. La mairie est un membre à part entière de la famille. Mais c’est une fierté aussi pour tous.»

Maïlys se souvient de la première fois qu’elle a vu sa mère, maire de Rosis, village héraultais de près de 300 habitants, derrière un micro, «avec tout le monde qui l’écoute, l’applaudit» : «J’étais super fière.» Quand, en 2020, elle lui avait dit vouloir briguer la mairie, sa fille, 9 ans à l’époque, y avait vu l’occasion de pousser pour de nouveaux jeux dans le village. Puis elle a un peu déchanté : «D’un coup, ça a tout changé, elle a eu beaucoup moins de temps avec nous. Je me suis dit, si c’est comme ça tous les jours…» Un soir, sa mère, infirmière hospitalière la nuit et avec les pompiers le jour, trouve un mot sur la table : «On te voit jamais, maman.»

Rôle dans l’ombre

Alice (1), 21 ans, confirme : «Y a toujours un truc, une réunion, une inauguration.» Un sujet de tension avec sa mère, maire d’une commune rurale du Tarn et travailleuse sociale à temps plein. «Elle est souvent absente et nous re

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