Chez les Spinelli, Gérard est père et maire. Nicolas est fils et adversaire. Les deux générations partagent le même nom, la même ambition, la même élection. Ils sont candidats (sans étiquette) pour le siège de maire de Beausoleil (Alpes-Maritimes). Dans cette commune de 12 000 habitants, voisine de la principauté de Monaco, la bataille électorale prend des tournures d’affaire familiale.
Gérard Spinelli a été élu la première fois en 1989. Il mène sa septième campagne pour un sixième mandat. A croire que les Spinelli ont ça dans le sang. Ou que la politique est une histoire d’héritage. Les premiers pas démocratiques de Nicolas remontent à 2001. Le petit Spinelli a 15 ans. Il assiste à ses premières élections dans les bureaux de vote. Le père perd le scrutin, et ne retrouvera le fauteuil de maire qu’en 2008. Le fils gagne une expérience : «L’ambiance m’a marqué», dit-il aujourd’hui. Gérard et Nicolas Spinelli ont longtemps évolué dans le même camp. Le premier fait même du second son adjoint en charge de la vie associative et du numérique. «J’ai eu cette chance par mon p




