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Reportage

Municipales : à Saint-Herblain, une «vague rose» qui dure depuis bientôt cinquante ans

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Cette grosse commune de la périphérie nantaise, acquise au Parti socialiste depuis 1977, résiste à la droitisation ambiante, malgré une abstention massive.

Bertrand Affilé, maire de Saint-Herblain, lors de la réunion de la tête de liste du PS pour les élections européennes, Raphaël Glucksmann, à Nantes, le 13 avril 2024. (Adil Benayache/SIPA)
ParMarine Dumeurger
correspondante à Nantes
Publié le 22/01/2026 à 11h08

Il promet de ne pas se présenter… en 2032. «Je ne suis pas sûr de gagner en mars, mais sûr de m’arrêter après, oui», sourit Bertrand Affilé, avec la modestie feinte du favori. A Saint-Herblain, «la droite traditionnelle a toujours eu des difficultés à exister», constate le maire PS de cette commune de 50 000 habitants de la périphérie nantaise. De fait, l’hôtel de ville bâti dans les années 80 n’a accueilli que des socialistes, parmi lesquels l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui fut maire de Saint-Herblain avant de l’être dans la métropole voisine. Passée de droite à gauche avec lui en 1977, lors de la «vague rose» dans l’ouest de la France, la commune n’a jamais rebasculé, et ce demi-siècle de stabilité politique a de bonnes chances de se poursuivre pour un mandat encore, à l’occasion des municipales des 15 et 22 mars.

Car en octobre, dans le cadre bucolique de la longère de la Bégraisière, le sortant de 60 ans a lancé sa campagne en alliance avec ses principaux opposants du mandat écoulé : le groupe Saint-Herblain en commun (SHEC), qui réunit notamment les écologistes. Lors du précédent scrutin, en 2020, qu’il avait remporté au second tour avec 43,1 % des voix, SHEC avait cumulé 33,7 % des bulletins ; le seul candidat de droite, Matthieu Annereau (alors membre du parti macroniste La

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