Des outils de communication à l’aide juridique en passant par la gestion des comptes, les candidats socialistes aux élections municipales recevront l’aide du PS par bien des moyens, selon le secrétaire général du parti à la rose, Pierre Jouvet. Mais de consignes sur les alliances au second tour, il n’y aura pas, selon le député européen. «Nous, direction nationale du parti, n’irons pas imposer d’accords électoraux», a-t-il affirmé, ce lundi 26 janvier, à l’occasion d’une conférence de presse sur le scrutin à venir. «Chacun, et nous l’avons toujours dit, sera libre de faire au deuxième tour des accords avec celles et ceux qui le souhaiteront dans le périmètre de la gauche et des écologistes», a ajouté l’ancien maire de Saint-Vallier (Drôme).
En campagne
Depuis le siège du PS dans le IIIe arrondissement de Paris, Jouvet –dont l’objectif est de «gagner ces élections» – a par ailleurs détaillé la stratégie du parti dirigé par Olivier Faure sur les alliances éventuelles avec La France insoumise. Alors que dans nombre de communes les deux formations de gauche font liste à part, «est-ce qu’il y aura des accords avec LFI ?», s’est autoquestionné le socialiste. Et le secrétaire général du PS de se répondre : «Peut-être dans certains endroits. Dans la plupart, non. Je crois que c’est assez clair quand on entend nos têtes de liste».
Toulouse, Saint-Etienne, Amiens et Limoges, cibles du PS
Affirmant que son parti dirige «une grande part des villes de plus de 100 000 habitants et une part importante des villes de plus de 50 000 habitants», selon lui, Jouvet a également claironné : «Nous sommes la seule force de gauche dans ces élections à pouvoir battre la droite et l’extrême droite». A partir de ce constat imposé par le socialiste, «chacun devra prendre ses responsabilités au deuxième tour, que vous ayez fait 10 %, le seuil de qualification, ou que vous ayez fait moins de 10 %». Et l’eurodéputé de faire peser la responsabilité de l’issue du scrutin sur les insoumis : «Si certains à notre gauche préfèrent voir la ville de Marseille basculer dans les mains de l’extrême droite, [ou] Paris basculer dans les mains de l’alliance entre Rachida Dati et Sarah Knafo, ils assumeront leur choix devant les électeurs».
Même chose à Toulouse, érigée en cible du PS pour les municipales aux côtés de Saint-Etienne, Amiens et Limoges. Alors que Jean-Luc Mélenchon a affirmé que «la gauche [n’était] pas divisée, [mais] séparée» lors d’un meeting de soutien au candidat insoumis dans la ville rose, François Piquemal, «il y a des sondages qui disent clairement que François Briançon [le candidat socialiste, ndlr] est en tête de la gauche», a affirmé Jouvet. Pour arriver à battre le maire de droite Jean-Luc Moudenc, installé depuis 2014 après un intérim entre 2004 et 2008, «j’espère qu’il [François Briançon, ndlr] sera encore plus haut le soir du premier tour et qu’il sera en capacité de gagner. Et, je le redis, La France insoumise ensuite devra prendre ses responsabilités». Le message est passé.




