A chaque journée d’élection, Guerlande Guerrier se sent «frustrée». Au téléphone mercredi 11 février, la mère de famille tente d’apaiser ses contrariétés : «Heureusement que mon conjoint et mon fils ont le droit d’aller voter, en plus ils portent mes idées.» Une fois de plus cette année, elle ne pourra pas se rendre à un bureau de vote pour les municipales de mars. Ni le 15 pour le premier tour, ni le 22 pour le second. Car comme des millions d’étrangers non communautaires (d’une nationalité hors de l’Union européenne) vivant en France, glisser un bulletin dans les urnes lui est interdit. «Ce n’est pas normal de devoir regarder depuis chez soi et attendre de voir qui a gagné et qui a perdu», commente Sylvie Kimissa, habitante de Bondy (Seine-Saint-Denis). «C’est scandaleux», ajoute Ramata Konate, de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).
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Municipales : pour les étrangers sans droit de vote en France, «la citoyenneté devrait dépasser un simple bout de papier administratif»
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Tractage, porte-à-porte, collage… Trois habitantes interdites de vote militent à Bondy et Champigny-sur-Marne pour mettre en lumière l’injustice dont elles sont victimes.
Des députés brandissent des pancartes pour défendre le droit de votes des étrangers en France, à Paris, le 9 avril 2024. (Maxime Gruss/Hans Lucas. AFP)
Publié le 13/02/2026 à 18h37
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