«Si Rachida [Dati] gagne, ce sera une grande victoire de la droite. Si elle perd, ce sera une défaite de Renaissance.» Ainsi s’amuse un député Les Républicains (LR), phosphorant sur l’enjeu des municipales, en mars 2026. Pile je gagne, face tu perds… A six mois du scrutin, la droite a ressorti du placard la formule. Pratique et un poil cynique, pour un parti décimé dans les métropoles et cramponné à un ancrage local réduit aux petites et moyennes villes. Seule, la droite sait que ses chances de victoires pour ce scrutin local sont maigrichonnes. Les potentielles victoires passeront par des alliances avec les alliés du «socle commun».
Contrairement à 2020, ces deals font moins rougir chez LR. Après la défaite de François Fillon, frayer avec le macronisme valait excommunication. L’étiquette, elle, était radioactive. «Le parti est moins corrosif», estime aujourd’hui un candidat d’une ville moyenne en Centre-Val-de-Loire. Surtout, LR apparaît aujourd’hui comme moteur des alliances. A Paris, Lyon et Marseille,




