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Le billet de Thomas Legrand

Non, brandir le drapeau palestinien ne doit pas être un délit

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Interdire au maire de le hisser lundi 22 septembre, jour de la reconnaissance par le France de l’Etat palestinien, est un abus et une contradiction vis-à-vis de la position française.

A Paris, le 17 septembre. (Jerome Gilles/NurPhoto. AFP)
Publié le 19/09/2025 à 18h24

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Plusieurs maires de gauche, sur une idée d’Olivier Faure, ont décidé de pavoiser leurs hôtels de ville du drapeau palestinien lundi 22 septembre, jour de la reconnaissance officielle à l’ONU de l’Etat palestinien par la France. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a réagi mercredi 17 septembre via un message aux préfets : «Un tel pavoisement constitue une prise de parti dans un conflit international et une ingérence contraire à la loi.» Le ministre veut prévenir «les risques d’importation sur le territoire national d’un conflit international en cours» et «les troubles graves à l’ordre public identifiés localement».

L’argument de Bruno Retailleau est biaisé, puisque le drapeau d’un Etat n’est pas un slogan politique. Ce n’est pas parce qu’il est devenu un étendard revendicatif, brandi parfois par des manifestants à prop

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