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Une ode aux journalistes et des gnons aux insoumis. Ce mardi 20 janvier, le premier secrétaire du PS Olivier Faure organisait, dans le Xe arrondissement de la capitale – à deux pas du siège de LFI –, ses traditionnels vœux à la presse. L’occasion de saluer les gratte-papiers et de dire leur importance alors «que la démocratie est mise à l’épreuve». Mais en ce jour de 49.3 sur le budget – le premier de Sébastien Lecornu –, le député de Seine-et-Marne avait aussi à cœur de défendre la stratégie de son parti qui a fait le choix d’entrer dans des négociations avec le gouvernement et de ne pas le censurer, alors que plusieurs motions de censure doivent être examinées en fin de semaine.
Qu’importent les critiques venant du reste de la gauche, Faure est convaincu d’avoir pris la bonne décision. «Nous avons fait le choix de quitter le confort des postures faciles pour protéger les classes populaire et moyenne et changer leurs vies», a-t-il affirmé avant de lister les «victoires» que le PS estime avoir obtenues.
«Nous n’avons pas changé de point de vue»
Accusé par les insoumis de former une nouvelle alliance avec la macronie, le chef des roses a martelé qu’il restait bien «dans l’opposition». «Nous n’avons jamais partagé la politique d’Emmanuel Macron et nous n’avons pas changé de point de vue. Nous avons simplement pris acte d’une situation politique provoquée par la dissolution», a-t-il expliqué. Devant la presse et une partie de sa direction, le premier secrétaire a également sorti les griffes contre LFI (surtout) et (un peu) le reste de la gauche, leur reprochant de ne pas avoir voulu chercher des compromis dans cette séquence budgétaire. «On ne peut pas vouloir déchoir Jupiter de son Olympe, exiger une VIe République et refuser le débat au sein d’un Parlement rendu souverain», a-t-il ainsi lancé dans une allusion à Jean-Luc Mélenchon.




