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«Nous ne laisserons pas faire» : étiquetés à l’«extrême gauche» par l’Intérieur, les insoumis en appellent au Conseil d’Etat

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Dans une circulaire sur les nuances attribuées aux candidats des municipales, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a modifié celle du mouvement de Jean-Luc Mélenchon pourtant constamment classé à «gauche» par la plus haute juridiction administrative. «Une opération malhonnête», dénonce LFI.

Meeting de lancement de campagne des insoumis, le 23 novembre 2025 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié aujourd'hui à 18h15

La nouvelle a fait bondir dans les rangs mélenchonistes. Comme avant chaque élection, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a signé, lundi 2 février, une circulaire à destination des préfets en vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Le texte, rendu public le lendemain, porte sur «l’attribution des nuances aux candidats aux élections municipales» et demande aux représentants de l’Etat de classer les partis des candidats selon une grille définie par la place Beauvau. Problème : celle-ci range désormais La France insoumise sous l’appellation «extrême gauche».

La décision a de quoi surprendre. En mars 2024, le Conseil d’Etat avait en effet validé le classement à «gauche» du mouvement. C’est d’ailleurs là qu’avaient toujours été rangés les insoumis jusqu’à cette semaine. Incompréhensible, donc, pour Jean-Luc Mélenchon : «Nuñez innove et trouble l’ordre public électoral en changeant les étiquettes sur les partis politiques. Alors qu’en 2020 et 2023, LFI était classée à gauche, le ministre décide, à la Trump, de nous classer extrême gauche comme “nuance” dans ses décomptes», a réagi le leader insoumis sur X, le lendemain de la publication. Même son de cloche du côté du coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, lui aussi très remonté contre le class

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