En juillet 2023, arrivé à Nouméa pour une longue visite en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron livrait sa réponse aux émeutes urbaines qui venaient de ravager l’Hexagone : «L’ordre, l’ordre, l’ordre», martelait-il. C’est aujourd’hui depuis Paris que le Président et son Premier ministre enchaînent les réunions pour «rétablir l’ordre et assurer la vie en Nouvelle-Calédonie», objectif fixé par Gabriel Attal jeudi après un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale. Décrivant une situation «très tendue avec des pillages, émeutes, incendies et agressions insupportables», le chef du gouvernement a énuméré la liste des forces de sécurité et des moyens logistiques acheminés sur place via un «pont aérien», après le décret d’état d’urgence entré en vigueur dans l’archipel mercredi à 20 heures (heure de Paris). Attal a évoqué jeudi l’envoi de «1 000 effectifs supplémentaires», s’ajoutant aux 1 700 déjà présents. Une circulaire pénale «pour sanctionner les pillards» devait être publiée dans la foulée. «Le président de la République a demandé la plus grande fermeté», a fait savoir le Premier ministre.
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Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’enlise dans la crise
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Visites annulées, déplacements écourtés, annonces reportées… L’agenda de l’exécutif, chargé avant les européennes, est totalement bouleversé par la flambée de violences en Nouvelle-Calédonie.
Emmanuel Macron à Nouméa, le 26 juillet 2023. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 17/05/2024 à 6h28
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