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Bilan sanguin

Olivier Véran, leste barrière face à un Parlement divisé

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L’ex-ministre de la Santé, adepte des reparties cinglantes, est désormais en charge des relations avec le Parlement, un poste où il devra faire preuve de calme et de diplomatie, alors que l’Assemblée nationale est dépourvue de majorité absolue.

Olivier Véran, alors ministre des Solidarités et de la Santé, à l'Assemblée nationale, le 27 mai 2020. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 24/06/2022 à 20h49

Depuis sa prise de fonctions, Olivier Véran a convié un par un les présidents de groupe du Sénat pour discuter dans les jardins de son ministère. C’est reposant de parler avec les sénateurs, cette espèce qui déteste le choc frontal et sait mettre les formes. L’un d’eux, à qui le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement demandait conseil sur ce que la Haute Assemblée attendait de lui, a recommandé «de la rondeur». Le terme est automatiquement accolé au poste qu’il occupe depuis un mois, Véran connaît la chanson. «Oui, être diplomate…» «Non, de la rondeur. Vous êtes trop maigre !», rigole le parlementaire.

Pour plaire aux sénateurs, le quadra, tout en nerfs, devra se remplumer. Pour survivre à l’Assemblée nationale, il va devoir compter. Tout le temps, à chaque vote. Au banc du gouvernement, en bas de l’hémicycle, il faudra avoir des yeux dans le dos pour veiller à l’état des forces. Soudain, son portefeuille, au départ ronronnant, devient trépidant. Crucial. «Olivier est à la tête d’un ministère clé, il est très motivé pour le garder !» note un de ses collègues. Le 20 mai, à l’annonce du nouveau gouvernement, l’ex

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