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Cap pas clair

«On en est nulle part» : à son université d’été à Blois, le Parti socialiste a le maléfice du doute

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Jouer l’union nationale ou faire revivre le NFP ? Rassemblé à Blois jusqu’à dimanche, le PS s’interroge et se divise sur l’après-Bayrou. Avec, en toile de fond, les élections municipales et présidentielle à venir.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à Blois le 28 août 2025. (Bastien Ohier/Hans Lucas. AFP)
publié le 28 août 2025 à 18h56

Les socialistes ouvrent, ce jeudi 28 août, leur Campus de rentrée à Blois (Loir-et-Cher) avec des nœuds plein la tête. Le gouvernement de François Bayrou promis à la chute, doivent-ils plaider pour un gouvernement aux couleurs du Nouveau Front populaire ? Mais si tel était le cas, comment tenir avec 192 députés, très loin du seuil de la majorité, à 289 voix ? Dès lors, faut-il appeler à un gouvernement d’union nationale, allant du Parti communiste à la droite jugée républicaine ? Ne risqueraient-ils pas, ainsi, de briser l’union de la gauche à quelques mois des municipales et de la présidentielle, alors qu’ils sont engagés dans la construction d’une candidature commune avec Les Ecologistes ?

Mais s’ils n’aident pas à la constitution d’un gouvernement, n’accélèrent-ils pas le scénario d’une dissolution, qu’ils veulent éviter ? Un an après la création du Nouveau Front populaire (NFP), l’hypothèse d’une victoire du Rassemblement national dans les urnes est toujours bien tangible, et le fossé avec La France insoumise (LFI) s’est encore creusé. Certains socialistes, qui considèrent désormais