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«C’est juste incroyable cette attitude.» Sur X, le député PS Jérôme Guedj s’indigne. Le comportement d’Elisabeth Borne mercredi 20 décembre, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée, l’agace. Alors que son collègue socialiste Iñaki Echaniz parle de la loi immigration et indique à la Première ministre que si ce texte avait été en vigueur au moment de l’arrivée en France de ses aïeuls, elle ne «serait pas ici», Borne se marre. Beaucoup. Et n’écoute pas vraiment.
Cela choque dans les rangs roses. «A l’évocation de mes origines et de celles de mes collègues, de l’histoire de nos parents et de nos grands-parents, la Première ministre répond par l’hilarité. Au déshonneur de sa loi immigration, la Première ministre ajoute le mépris pour les parlementaires et nos parcours de vie», juge Echaniz.
«Bêtise»
Installé juste au-dessus de Borne durant la séance, le ministre délégué à l’Industrie Roland Lescure dément toute moquerie. «Aucun lien ! J’ai dit une bêtise [à la Première ministre] qui l’a fait rire. Mais ça n’avait rien à voir avec la question qui, en passant, ne s’adressait pas à elle», nous raconte-t-il. Mais l’on n’en saura pas plus sur le contenu de cette «bêtise», le ministre souhaitant garder privées ses conversations avec sa N+1.
Peut-être lui racontait cette blague, entendue mardi soir, selon laquelle plusieurs ministres, dont lui-même, envisageaient de démissionner pour protester contre la loi immigration.




