Place Jean-Jaurès, la foule s’est densifiée sans bruit. Beaucoup d’hommes jeunes, silhouettes sombres, visages partiellement dissimulés sous casquettes, cache-cou ou masques chirurgicaux. Quelques femmes, des familles aussi, des personnes âgées. Sur certaines vestes, des croix celtiques cousues, ailleurs des croix chrétiennes pendues au cou. Des autocollants à l’effigie du visage de Quentin Deranque circulent de main en main. Le mot d’ordre est clair : rester calme.
La marche organisée samedi à Lyon en hommage au militant d’extrême droite de 23 ans, mort des suites d’un affrontement avec des antifascistes le 14 février, s’est déroulée dans une atmosphère quasi contenue. Selon la préfecture, 3 200 personnes ont participé à la manifestation, contre 3 500 selon les organisateurs. Elle avait reçu l’aval de la préfecture malgré les demandes d’interdiction formulées par le maire écologiste Grégory Doucet et par le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard.
En tête, une ligne de femmes ouvre le cortège, fleurs blanches serrées dans les doigts. Elles appartiennent au collectif identitaire Némésis,




