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Parité : pour les municipales 2026, les petites communes en quête de femmes

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Aux municipales de mars, près de 25 000 villages de moins de 1 000 habitants devront appliquer pour la première fois la parité sur les listes électorales. Une mesure importante mais qui se heurte encore au manque de candidates et au sentiment d’illégitimité.

Désormais, les habitants des plus petites communes voteront pour des listes complètes et respectant une stricte alternance femme-homme. (Nicolas Guyonnet/Nicolas Guyonnet)
Publié le 17/11/2025 à 20h22

«Il était temps. Le premier vote des femmes c’était en 1945…» Edith Gueugneau, maire de Bourbon-Lancy et ex-députée PS de Saône-et-Loire, compte les années : «On a quand même mis du temps pour généraliser la parité.» Avec sa casquette de vice-présidente de l’Association des maires de France (AMF), qui organise son 107e congrès, du mardi 18 au jeudi 20 novembre à Paris, elle a «bataillé» pour étendre la parité aux communes de moins de 1 000 habitants. Votée en avril 2025, la loi s’appliquera dès les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Petites communes mais grand chamboulement, car la mesure va bousculer les habitudes de près de 25 000 villes, soit un peu moins de trois communes sur quatre. Fini le panachage, cette pratique qui consistait à ajouter ou rayer des noms sur des listes parfois incomplètes. Désormais, les habitants des plus petites communes voteront pour des listes complètes et respectant une stricte alternance femme-homme, à l’instar de celles de plus de 3 500 habitants qui ont déjà adopté ce mode de scrutin en 2007 (après une première loi en 2000), et celle de plus de 1

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