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On va vous donner ce matin une raison de ne pas souhaiter la fin du monde tout de suite : Patrick Sébastien pourrait être bientôt auditionné par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale. Le président de ladite commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) a indiqué mardi 20 janvier que la convocation du monsieur qui propose de «souffle [r] dans la quéquette à Raoul» serait soumise à l’appréciation du bureau de la commission d’enquête. Voilà qui va faire plaisir à l’interprète de Est-ce que tu l’as vu ?
Début janvier, sur CNews – forcément –, il avait expliqué vouloir s’exprimer devant les députés. «Je vous promets que j’ai des choses très claires et très nettes à dire sur Mme Ernotte et sur tout ce système», avait prévenu Sébastien. Eh bien écoutez, on a hâte d’être devant ce qui sera, à n’en pas douter, un grand moment parlementaire.
«Pluralisme politique»
Patrier-Leitus était visiblement en forme à l’occasion de la reprise des travaux de la commission d’enquête. Outre Patrick Sébastien, le député philippiste a proposé d’auditionner les ex-présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy. Il s’en est également pris à deux humoristes de France Inter, Merwane Benlazar et Charline Vanhoenacker. Patrier-Leitus n’a pas apprécié l’un des billets d’humour de Benlazar, lundi 19 janvier, estimant qu’on donnait trop la parole à l’extrême droite et aux racistes dans les médias. Depuis, les médias Bolloré sont en boucle sur le sujet, évidemment. Et ils ont trouvé une forme de relais à l’Assemblée. «Je proposerai au bureau de la commission que nous puissions mener des auditions pour répondre à une question difficile mais essentielle : où s’arrête l’humour et où commence le militantisme politique ?» a résumé Patrier-Leitus.
Auprès de Chez Pol, l’élu précise ne pas appeler «à la censure ou à la police des pensées». «J’ai simplement réagi en rappelant que la loi, notre loi commune, imposait le pluralisme politique dans les médias audiovisuels, argue-t-il. Et je trouve qu’appeler à ne pas respecter la loi est effectivement malvenu.» Etonnant d’attendre une chronique sur l’extrême droite pour s’en rendre compte, tout de même. Sûrement un hasard.




