Un bilan humain provisoire d’une vingtaine de morts mardi 17 décembre, qui pourrait grimper jusqu’à «plusieurs milliers» dans les prochains jours d’après les habitants – dont 70 % ont été touchés par un dégât matériel, selon les chiffres donnés lundi soir par le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau. Voilà les premiers effets constatés du cyclone Chido, qui a heurté Mayotte samedi 14 décembre, provoquant des ravages d’une ampleur inégalée dans l’archipel. «Cette catastrophe naturelle est un révélateur des insuffisances de la puissance publique dans l’archipel, estime le professeur de sciences politiques Fred Constant, auteur de Géopolitique des outre-mer : entre déclassement et (re) valorisation, paru en janvier 2023 aux éditions le Cavalier Bleu. D’ailleurs, si l’on risque d’avoir du mal à évaluer le nombre de personnes disparues, c’est parce qu’on ne sait même pas correctement recenser la population en temps normal, à cause de l’ampleur des flux migratoires clandestins.»
Analyse
Pauvreté, immigration… Peut-on dire que l’Etat a délaissé Mayotte ?
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Alors que l’archipel a été dévasté par le cyclone Chido samedi 14 décembre, certains accusent les autorités françaises d’avoir manqué de volontarisme pour soutenir ce département dans les multiples difficultés auxquelles il doit faire face.
Dans le jardin d'une maison de Pamandzi, à Mayotte, lundi 17 décembre, deux jours après le passage du cyclone Chido. (Gonzalo Fuentes/Reuters)
Publié le 18/12/2024 à 12h03
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