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Le billet de Thomas Legrand

Pour éviter le grand basculement du barrage républicain, c’est à Mélenchon d’agir

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Après la mort de Quentin Deranque à Lyon, le rapprochement s’accélère entre la droite et de l’extrême droite, qui trouvent en LFI un épouvantail commode. Le leader insoumis acceptera-t-il de rompre avec sa stratégie de conflictualisation pour déjouer ce piège ?

Jean-Luc Mélenchon à Montpellier, le dimanche 15 février 2026. (David Richard/Libération)
Publié le 19/02/2026 à 18h04

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Le vieux leader de la gauche radicale, sans que l’on sache si c’est du fait de son caractère éruptif ou d’une stratégie mûrement réfléchie, s’est de lui-même «épouvantaillisé». Une façon de se faire détester du «système» par des positions dures, des mots cinglants, des attitudes agressives et aujourd’hui par le refus de se distancier de la Jeune Garde. S’il rappelle avoir «dit des dizaines de fois que [les insoumis étaient] hostiles à la violence», Mélenchon est le premier responsable de son ostracisation. Une ostracisation qui permet à certains, comme l’hebdomadaire Marianne, de clamer ou de titrer cet invraisemblable contresens volontaire et manipulatoire : «LFI, les nouveaux fascistes.» Grossière inversion du stigmate.

Le mouvement de bascule était déjà bien amorcé par la quasi-totalité de la droite qui trépigne à l’idée de pouvoir rallier l’extrême droite dont elle a besoin pour les municipales e

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