C’est bien davantage que deux projets de loi sur le pouvoir d’achat que le gouvernement présentera en Conseil des ministres jeudi, après une réunion à l’Elysée, mardi, des ministres concernés, et tentera de faire approuver au Parlement cet été. Il s’agit surtout d’un test pour la «nouvelle méthode» promise par un exécutif dépourvu de majorité absolue à l’Assemblée nationale. «On est dans un esprit constructif. On a entendu le message adressé par les Français aux élections législatives», promet le nouveau rapporteur général du budget, Jean-René Cazeneuve (Renaissance). Les macronistes ont un atout : ils savent que la gauche unie, le RN et LR peuvent difficilement se permettre de bloquer un texte revalorisant les retraites et les minima sociaux. «S’ils veulent voter contre, il faudra qu’ils aillent l’expliquer dans leurs circonscriptions», met en garde le député Modem Erwan Balanant. Ce qui ne veut pas dire que l’examen du texte, à partir du 18 juillet à l’Assemblée, sera aisé. «On n’est pas à l’abri d’une série de surenchères. Nos opposants vont dire que ce que l’on propose est négligeable», prédit un cadre de la majorité.
Analyse
Pouvoir d’achat: à l’Assemblée nationale, des projets coût pour coup
Réservé aux abonnés
Les deux textes visant à lutter contre les effets de l’inflation sont présentés jeudi au Conseil des ministres. Pour la majorité présidentielle comme pour les oppositions, les débats le 18 juillet à l’Assemblée feront figure d’épreuve de force.
Elisabeth Borne lors du premier Conseil des ministres, le 4 juillet. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 05/07/2022 à 20h51
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus