Ce dimanche 8 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon s’invite au 20 heures de TF1. A moins de deux ans de l’élection présidentielle, c’est le bon moment, pense l’insoumis en campagne permanente, pour entrer officiellement dans la bataille. «Je propose ma candidature. J’ai un programme, une équipe prête à gouverner, annonce-t-il. 2022, c’est le moment de changer. La société est en impasse. […] Nous avons les moyens d’innover, de faire différemment, d’abolir la monarchie présidentielle.» Loin des 21,95 % qu’il obtiendra, au premier tour le 10 avril 2022, il tourne alors, dans tous les sondages, autour des 10 %.
Cinq ans plus tard, alors que le même laps de temps nous sépare de la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas encore déclaré. Pourtant, il ne fait de doute pour personne que le fondateur de La France insoumise y représentera son mouvement, lui qui a pourtant répété vouloir «être remplacé». «Ce sera notre candidat à 99 %», admet un député LFI. Mais en attendant l’officialisation qui doit intervenir après les municipales de mars 2026, tous les insoumis soulignent un point




