Le genre féminin est-il devenu un atout pour la présidentielle ? Lorsqu’on lui pose la question, Sandrine Rousseau, candidate malheureuse à la primaire écolo, rit très fort. «C’était plutôt un obstacle en ce qui m’a concernée, on s’est déchaîné dans un sexisme sans limite», rappelle celle que des commentateurs conservateurs ont, entre autres, qualifiée sur les plateaux de «Greta Thunberg ménopausée». «C’est choquant de se poser la question», met en garde Marine Tondelier, porte-parole de Yannick Jadot.
Bien sûr, le monde politique, et qui plus est la fonction présidentielle, reste façonné par et pour les hommes. «Il est plus dur pour une femme d’être élue présidente, c’est incontestable, estime l’eurodéputé EE-LV David Cormand. La représentation du pouvoir est masculine, c’est déjà un enjeu en soi d’imaginer une femme au pouvoir.» Le sexisme n’a pas disparu. «Certains se sont même radicalisés dans leur folie, des misogynes encore plus misogynes», affirme Marine Tondelier, qui dirige l’opposition à la mairie frontiste d’Hénin-Beaumont.
Mais cette réaction n’est-elle pas la preuve d’un changement ? Cette résistance, d’un mouvement de progrès ? «Le temps des femmes est venu», répète souvent le camp d’Anne Hidalgo, qui compte faire du féminin un atout. «On va insister sur son genre comme une force, revendique Boris Vallaud, porte-parole de la candidate socialiste. Le visage de la pauvreté, aujourd’hui, c’est la mère céliba




