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La primaire décidée par la gauche ne connaît pas encore son périmètre final. Le Parti socialiste intégrera-t-il la compétition ? Peu importe, parce que, au mieux, cette primaire ne servira qu’à écrémer les candidatures d’un espace politique pour l’instant trop restreint pour espérer atteindre le second tour de la présidentielle. Depuis qu’il ne s’agit plus de choisir entre deux grandes visions globalisantes de la société, mais d’endiguer la vague menaçante de l’extrême droite, la question qui se pose à la gauche dans son ensemble – radicale et modérée –, est de trouver celui ou celle qui perpétuera la tradition antifasciste séculaire française.
En effet, au cours du XXe et de ce premier quart du XXIe siècle, la France est l’un des rares grands pays d’Europe (avec le Royaume-Uni) a n’avoir jamais donné le pouvoir à l’extrême droite en temps de paix. Le




