La vieillesse est un naufrage et Bruno Gollnisch a pris un petit coup de vieux, depuis son procès en première instance dans l’affaire des assistants européens du RN, à l’automne 2024. A la barre, l’ancien numéro 2 du Front national s’était montré intarissable face à un tribunal d’abord amusé devant les formules surannées de l’émérite professeur des universités, avant de trahir une certaine exaspération devant l’incessant rouleau de ses justifications souvent alambiquées. Seize mois, quelques deuils et un infarctus plus tard, le retraité de la politique est moins disert. Ce n’est pas le Radeau de la Méduse, mais le pavillon a perdu de sa superbe. La voix est plus basse, le dossier qu’il traîne avec lui moins lourd et les rodomontades devant la presse, en dehors de la salle, moins fanfaronnes.
A la barre
Procès des assistants parlementaires du RN : Bruno Gollnisch déride la cour mais n’améliore pas son cas
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Ce lundi 26 janvier, l’ancien numéro 2 du Front national a, comme beaucoup de ses coprévenus, peiné à démontrer que ses assistants au Parlement européen avaient effectivement travaillé dans ce cadre.
L'ancien eurodéputé Bruno Gollnisch arrive au Palais de justice de Paris, le 21 janvier 2026. (Stéphane de Sakutin/AFP)
Publié le 26/01/2026 à 20h37
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