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Analyse

Procès des assistants parlementaires du RN : en appel, la fin d’une stratégie de la victimisation ?

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Alors que les débats s’ouvrent ce mardi 13 janvier, rien ne filtre au sujet de la défense de Marine Le Pen. Certains espèrent une riposte moins politique qu’en première instance, à l’issue de laquelle le RN avait surtout remis en cause l’exécution provisoire de la peine.

Marine Le Pen devant l’hôtel de Matignon, à Paris, le 3 octobre 2025.  (Albert Facelly/Libération)
Publié le 11/01/2026 à 19h44

A l’approche du procès en appel de Marine Le Pen, qui s’ouvre ce mardi 13 janvier, les troupes du Rassemblement national commençaient à être déconcertées. Quel mot d’ordre asséner sur les plateaux ? Il a fallu attendre mardi 6 janvier, à une semaine de l’audience, pour que la députée du Pas-de-Calais aiguille les siens en cas de sollicitation des médias. «Je vous conseille de vous contenter d’indiquer qu’il s’agit d’une nouvelle juridiction, avec de nouveaux magistrats, que l’affaire va être rééxaminée et repart de zéro», a-t-elle écrit sur la boucle Whatsapp «M. argu», qui réunit les parlementaires RN. «Ceux qui sont intelligents vont éviter les plateaux, prédit l’un d’eux. La stratégie, c’est de ne pas communiquer car ça crée trop de bazar.» Un revirement, dix mois après la condamnation de Marine Le Pen à une peine d’inéligibilité de cinq ans à laquelle personne au RN ne voulait croire. Sortant du déni, les cadres du parti d’extrême droite avaient fait le tour des plateaux pour dénoncer un «assassinat politique» et crier à «l’exécution» de la démocratie française. Cette nouvelle consigne de s

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