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Pulvar s’émancipe, Hidalgo se crispe

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Les débats à gauche sur la non-mixité ont abîmé les relations déjà tendues entre la maire de Paris et son adjointe, candidate aux régionales en Ile-de-France, qui étaient pourtant très proches depuis 2017.

Anne Hidalgo et Audrey Pulvar au sommet du Grand Paris au pavillon Gabriel, le 29 septembre 2020. (Alain Guilhot/Divergence)
Publié le 30/03/2021 à 17h38

C’est une histoire humaine et politique. Entre Anne Hidalgo et Audrey Pulvar, tout avait si bien commencé. Il y a encore quelques semaines, la maire de Paris et son adjointe racontaient fièrement qu’elles s’appelaient «hermana». Mais entre les deux femmes, quelque chose s’est brisé.

Comme souvent, dans les récits de belles rencontres, il y a eu un coup de foudre. Audrey Pulvar nous l’avait raconté l’air encore enchantée. La relation entre la journaliste et la politique a d’abord été démocratique : en 2014, lors des municipales à Paris, la première a glissé un bulletin pour la seconde. «J’avais adoré sa campagne», se souvenait Pulvar cet été. Trois ans plus tard, lorsqu’elle tire un trait sur sa carrière de journaliste, le Hidalgo bashing tourne à fond. «Sa vision était la bonne et je trouvais cette violence inadmissible. J’ai pris publiquement position pour elle à une époque où dire du bien d’Anne Hidalgo était une hérésie. Comme on n’était pas nombreux, elle l’a remarqué et m’a envoyé un message de remerciement.» Elue présidente de la fondation Hulot, Audrey Pulvar commence à fréquenter la socialiste. Elle raconte : «On a assez rapidement créé une sorte de sororité dans l’adversité parce que même si je n’ai pas les responsabilités d’Anne Hidalgo, je suis assez attaquée aussi, sur tous les sujets… Je crois qu’on s’est un peu reconnues comme ça.»

Alors que la campagne parisienne s’annonce compliquée pour la maire sortante, Pulvar accepte d’être porte

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