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Extrême droite

Qui est Jacques Boncompain, organisateur de la messe en hommage à Pétain à Verdun, désormais visé par une enquête ?

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Vingt nostalgiques de Vichy, une flopée de mensonges, et un président d’association persuadé que l’ancien maréchal mérite les honneurs de Yad Vashem : une messe a tourné au happening révisionniste, samedi 15 novembre.

Jacques Boncompain samedi 15 novembre à Verdun. (Jean-Christophe Verhaegen/AFP)
Publié le 17/11/2025 à 17h56

Jacques Boncompain a réussi son coup. Sur le parvis de la petite église Saint-Jean-Baptiste à Verdun, il y a beaucoup de monde ce samedi 15 novembre. La presse locale et nationale s’est déplacée pour le voir assister à la messe qu’il a organisée en mémoire de Philippe Pétain, chef de l’Etat du régime de Vichy. Certes, ils ne sont qu’une vingtaine de têtes chenues à se rendre à la cérémonie. Certes, la centaine de contre-manifestants, dont Samuel Hazard le maire de la ville, font beaucoup de bruits pour marquer leur colère. Certes encore, quelques militants des ultranationalistes du Parti de la France sont venus provoquer. Il n’empêche que l’octogénaire a obtenu ce qu’il voulait : une tribune pour exprimer ses idées dans l’espace public. Depuis deux ans, l’homme, ancien cadre de la Sacem, est à la tête de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), qui entend depuis 1951 réhabiliter la mémoire d’un homme qui s’est vautré dans la collaboration avec l’occupant nazi.

Une théorie disqualifiée

Son président propage donc des thèses négationnistes sur le rôle de Vichy dans la déportation et l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Et pas plus tard que samedi en sortant de la messe où il a affirmé auprès du Républicain Lorrain que Philippe Pétain avait permis de sauver «700 000 J

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