«Nous n’en avons pas fini avec l’antisémitisme.» Quatre-vingts ans après la rafle du Vél d’Hiv, où près de 13 000 juifs furent arrêtés par la police française puis déportés, Emmanuel Macron a donc livré ce dimanche le discours «offensif» promis par l’Elysée. A Pithiviers (Loiret), dans l’ancienne gare d’où furent déportés vers les camps de la mort, à l’été 1942, plus de 8 000 juifs, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas et les mots de Jacques Chirac. «La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable», a-t-il déclaré devant le nouveau musée qu’il venait d’inaugurer, reprenant la formule de l’ancien président.
Puisque «la France a changé», comme glissait un conseiller présidentiel il y a quelques jours, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de «rappeler l’histoire pour la conjurer» et de «scruter la haine du passé pour la déceler dans le présent». Il faut «reconnaître, tout, pour ne pas le reproduire». Ce travail de mémoire, le chef de l’Etat exhorte aux «forces républicaines» de l’accomplir, en redoublant a




