La journée avait pourtant bien commencé. Réunis dans la salle de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale ce mardi matin, les députés de la Nupes ont le sourire. Non seulement ce sont eux qui, avec leurs amendements, dictent le tempo de l’examen du texte sur la réforme des retraites, mais en plus les premières remontées du terrain témoignent d’une nouvelle mobilisation massive de la rue contre la retraite à 64 ans voulue par le gouvernement. «On sent bien que la Nupes est excitée comme une mariée qui va à l’autel», ironise la députée RN du Var Laure Lavalette. Seulement, l’ivresse ne dure qu’un temps. En fin de matinée, une nouvelle venue tout droit de la conférence des présidents du Palais-Bourbon – qui organise la vie parlementaire – suscite la colère et l’indignation des élus de la gauche : exit leur motion référendaire sur le projet de loi retraites, c’est finalement celle de l’extrême droite qui sera examinée le 7 février, jour de l’arrivée du texte dans l’hémicycle.
Mauvaise pioche
Réforme des retraites : à l’Assemblée, la gauche furax de voir la motion référendaire du RN tirée au sort
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Après avoir vu sa motion référendaire mise de côté au profit de celle du RN via un procédé privilégié par la majorité, les députés de gauche contestent la décision de la conférence des présidents et explorent tous les recours possibles pour obtenir gain de cause.
André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine, et Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, à l'Assemblée nationale, mardi 31 janvier. (Albert Facelly/Libération)
ParSacha Nelken
Publié le 01/02/2023 à 19h43
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