Ils pensaient être des acteurs décisifs. Ils ont découvert qu’ils seraient, au mieux, des figurants, ici et là. Mais surtout des spectateurs dans la plus grande majorité des cas. Voilà l’expérience qu’ont vécue les soldats de la macronie dimanche soir. Pour le second tour des régionales dimanche, il faudra se contenter du maintien de huit listes (sur 13) pour la majorité présidentielle. Sans, a priori, aucune chance de victoire. Pour le reste, LREM et ses alliés s’en tirent avec un score national d’à peine 10 %. La débâcle est telle que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, n’a pu que constater sur France 2 lundi matin qu’il s’agissait «bien sûr» d’un échec. «Un naufrage», corrige en écho un député LREM, qui traduit bien la gueule de bois généralisée au sein des troupes. Alors que les dernières semaines étaient teintées d’optimisme – allègement des mesures sanitaires, retour sur le terrain du chef de l’Etat… – le résultat de dimanche soir a mis un coup d’arrêt. Avant de rêver à une réélection en 2022, il faut tenter, dans les couloirs du pouvoir, de comprendre ce qui s’est passé.
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Régionales : LREM, le temps du doute
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Le parti présidentiel et ses alliés ont obtenu à peine 10 % au niveau national. Une claque qui signe un déficit d’ancrage local et un avertissement avant 2022.
Emmanuel Macron en déplacement à Saint-Cirq-Lapopie (Lot), le 2 juin. (Ulrich Lebeuf/Myop pour Libération)
Publié le 21/06/2021 à 22h23
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