Lucie Castets avait impressionné toute la gauche cet été par sa capacité à incarner les différentes sensibilités du Nouveau Front populaire. Mais pour la première fois depuis que la coalition de gauche l’a désignée comme sa candidate pour Matignon, la trentenaire a pris une position que ne partagent pas tous les partenaires de l’alliance. Interrogée mardi 24 septembre dans la soirée sur BFM, l’énarque, hésitante, s’est dite «plutôt favorable» à la régularisation «de tous les sans-papiers».
«Il faudra que je regarde. La prochaine fois que je viens, on en reparle pour que je confirme cette position», a ensuite ajouté Lucie Castets, précisant qu’elle ne parlait qu’en son nom propre. Et s’est reprise quelques instants plus tard en affirmant «qu’il faut une régularisation importante des sans-papiers» sans savoir si elle doit porter sur «l’intégralité» des immigrés en situation irrégulière.
Lucie Castets affirme être "plutôt favorable" à la régularisation de "tous les sans-papiers" pic.twitter.com/6AMXaH8nY6
— BFMTV (@BFMTV) September 24, 2024
Sur la même chaîne ce mercredi matin, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a expliqué «ne [pas être] d’accord avec cette position, qui n’est pas la nôtre». «Notre position est de dire qu’il faut en finir avec une forme d’hypocrisie, avec ces femmes et ces hommes qui font tenir le pays debout, qui travaillent, qui sont dans des conditions souvent d’exploitation, et ceux-là doivent être régularisés. Et c’est à cela que je me tiens», a précisé le patron du PS.
Selon le député de Seine-et-Marne, «la logique» est de faire repartir les immigrés en situation irrégulière qui ne travaillent pas «vers leur pays d’origine». Mais la divergence n’a rien de dramatique insiste Faure, assurant «qu’un désaccord peut arriver» au sein de l’alliance de la gauche.




