Au Parlement, les élues enceintes restent sans voix. Siégeant dans une Assemblée pourtant moins féminisée que lors de la précédente mandature, au moins quatre députées devraient accoucher dans les prochaines semaines. Mais pendant leur congé maternité, ces dernières perdront automatiquement leur siège à l’Assemblée et la possibilité de voter les textes puisque leurs suppléants n’ont pas le droit de les remplacer. Libre donc à chaque élue de s’absenter le temps qu’elles estiment nécessaire. Souvent le moins longtemps possible pour éviter de laisser son groupe parlementaire orphelin d’une voix dans une Assemblée où chaque vote compte plus que jamais. Elue en Ille-et-Vilaine sous l’étiquette de la Nupes (LFI), la députée Mathilde Hignet, qui doit accoucher en octobre, veut changer cette situation «hallucinante», explique-t-elle à Libération. Elle va présenter vendredi une proposi
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Non-remplacement des députées absentes pour maternité à l’Assemblée nationale: «Il faut changer la Constitution»
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Mathilde Hignet, députée LFI qui doit accoucher dans les prochaines semaines, présente une proposition de loi pour permettre aux suppléants de remplacer les élus qui s’absentent pour accueillir un enfant.
Mathilde Hignet à l'Assemblée nationale, en juillet. (Niviere David/ABACAPRESS.COM/Niviere David/ABACAPRESS.COM)
ParJulien Lecot
Publié le 14/09/2022 à 17h25
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