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«République des copains», «problème de symboles»… La nomination contestée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes

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L’actuelle ministre des Comptes publics devrait être nommée mercredi 11 février première présidente de la Cour des comptes, en remplacement de Pierre Moscovici. Une décision surprise du chef de l’Etat qui indigne les oppositions et crispe dans l’institution.

L'actuelle ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, le 10 février 2026. (Bertrand Guay/AFP)
Publié aujourd'hui à 20h41

De l’art de récompenser ses proches. Lundi 9 février au soir, Emmanuel Macron est en plein discours de remise de Légion d’honneur à ses anciens ministres Olivier Dussopt, Stanislas Guerini et Patricia Mirallès, lorsque les alertes du Figaro retentissent dans l’assistance : l’actuelle ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, elle-même invitée au pince-fesses à l’Elysée, est choisie par le chef de l’Etat pour remplacer Pierre Moscovici à la tête de la Cour des comptes, parti au 31 décembre. La nomination, confirmée à Libération, doit être officialisée ce mercredi 11 février en Conseil des ministres.

«Cela fait un moment que le Président y pense», assure-t-on à l’Elysée, alors que le profil de Montchalin détonne. Jusqu’à la fin de semaine dernière, un seul nom semblait s’imposer : Rémy Rioux, le directeur exécutif de l’Agence française de développement, également proche d’Emmanuel Macron. «Je suis tombé de ma chaise en l’apprenant lundi soir», réagit un magistrat de la rue Cambon.

«Cadenassage»

Jamais un ministre des Comptes publics en exercice n’avait été bombardé à cette fonction. «On a un

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