Le mot d’ordre a été répété devant la presse, mercredi matin. «Nous sommes là pour faire passer un message, nous sommes tous unis pour dire non à tout report de l’âge de départ à la retraite», lance Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Dans la salle de presse de l’Assemblée nationale, tour à tour, chacun le formule à sa façon. Une chorale. «Un seul message aujourd’hui, c’est non, non à la réforme parce que c’est injuste», embraye Boris Vallaud, chef du groupe des députés socialistes. Cyrielle Chatelain, son homologue écolo, poursuit : «Pour nous c’est clair, c’est non. Tous ensemble nous serons extrêmement forts, déterminés, pour dire non. Le message qu’on veut faire passer c’est que rien n’est joué.»
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Les gauches savent que le cœur de la bataille ne se jouera pas à l’Assemblée. Elles y jetteront toutes leurs forces. Une montagne d’amendements va être rédigée pour ne pas laisser le gouvernement mener les débats sans résistance. Mais si le gouvernement a le soutien de la droite, ou en cas de recours à l’article 49.3 de la Constitution, la coalition des gauches est condamnée à la défaite parlementaire. C’est alors sur la rue qu’il faudra compter. La Nupes cherche donc le levain de la contestation. Certes, 80 % des Français sont contre la




