C’est la «grande» réforme qu’il n’a pas réussi à faire lors de son premier quinquennat. Pendant la campagne de 2017 et durant les toutes premières années de son mandat, Emmanuel Macron défendait une réforme d’ampleur, «systémique», guidée par une ambition réformatrice bien davantage que par une logique comptable. Ce fut un point de clivage saillant avec son Premier ministre, Edouard Philippe, accroché, lui, au seul mantra du «travailler plus longtemps». Les mobilisations sociales mais surtout la crise du Covid ont conduit (ou plutôt contraint) Macron à renvoyer ce dossier à plus tard. La réforme des retraites a ensuite fait son retour dans sa campagne présidentielle, avec finalement la seule boussole «paramétrique». L’enjeu n’était plus d’inventer un nouveau système mais de faire des économies et, si possible, de trouver une source de financement pour la prise en charge de la dépendance. D’une inspiration sociale-démocrate en 2017, on est passé à une potion de droite en 2022. Un peu l’histoire du macronisme.
Manœuvre grossière
Aller vite et, s’il le faut, passer en force. Tel semble être le refrain le plus en cour actuellement au sommet de l’Etat. Comme un écho,




