Au sein de l’exécutif, on les enfonce. «La porte reste toujours ouverte», répète-t-on à l’Elysée, à Matignon ou au ministère du Travail. «La porte n’est pas fermée», modulent d’autres. «La porte du gouvernement est plus qu’ouverte, a relancé mercredi son porte-parole, Olivier Véran, si les syndicats qui, depuis un certain nombre de semaines, ne l’ont pas franchie, décident d’en retrouver la voie.» Pour autant, ni Elisabeth Borne ni, surtout, Emmanuel Macron n’ont saisi la demande de l’intersyndicale qui souhaite rencontrer «en urgence» le président de la République. Une requête formulée mardi soir à l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation record contre la réforme des retraites : 1,28 million de personnes ont défilé en France selon l’Intérieur, 3,5 millions selon les organisations syndicales. Avec un préalable à la discussion : le retrait de la réforme. «On lui demande de nous recevoir pour qu’il nous dise comment il retire son projet», assume Patricia Drevon, secrétaire confédérale de FO.
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Retraites : Emmanuel Macron, sourd comme un pro
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Après une mobilisation record de plusieurs millions de personnes mardi dans toute la France et une demande de l’intersyndicale de rencontrer «en urgence» le Président, l’entourage de ce dernier assure maintenir «la porte ouverte» sans pour l’instant donner suite.
Les patrons de la CFDT et de la CGT, Laurent Berger et Philippe Martinez, lors de la sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, à Paris, le 7 mars 2023. (Denis ALLARD/Libération)
Publié le 08/03/2023 à 20h39
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